You're not the one for me

J'aimerais tellement que ce soit le cas...

 

If you don't understand 
Well you should go and ask your friend 
He knows what's going on 
Cause I've called him on the phone

J'en suis arrivée là. Devoir stalker son meilleur ami pour avoir de ses nouvelles, pour apprendre des choses sur lui et sur son passé.

Et là, je m'enfonce, je tombe, je me demande si je ne me suis pas trompée de personne, de lieu et d'heure.

J'ai envie de lui faire mal, avec son meilleur ami ça semble indiqué. Sauf que je respecte plus son meilleur ami que lui.

Même si son meilleur ami me propose des trucs qu'il ne devrait pas proposer à la copine de son meilleur pote.

Pas que ce soit des propositions indécentes, loin de là.

Mais ce sont des choses que je n'espère même plus avec le mec qui est sensé être mon officiel.

Putain quoi, je me réjouis d'un pique-nique.

J'ai honte

J'ai mal

J'ai accepté un rendez-vous avec un autre gars. J'ai pas envie. Je ne veux pas être ce qu'il a voulu faire de moi. Une pauvre fille.

Mais c'est trop tard, je le suis déjà.

Je fume, je bois seule, je pense à me faire des plans glauques de coup d'un soir. Et je déteste ça. Il y a toujours la fille fleur bleue jusqu'au bout des ongles qui est enfermée loin, et qui hurle à s'arracher les poumons, quitte à en crever que je ne dois pas, que je dois arrêter. Mais quoi exactement?

Arrêter de me faire du mal en faisant ce qu'il attend de moi ou arrêter avec lui?

Un peu des deux sûrement. Mais je l'aime bordel et ça, c'est le pire. Je voudrais trouver quelqu'un d'autre, de mieux, de gentil, qui m'aime. Mais je l'aime lui. Je n'aime personne d'autre. Et je ne pourrais rien envisager tant que je l'aimerais comme ça. Même quand je le déteste, je l'aime quand même. Il y a cette part de haine qui fait que j'ai envie de le gifler, de hurler et de m'effondrer dans ses bras.

Je suis un peu cinglée, un peu folle, un peu maso, un peu malade, un peu à côté de mes pompes, un peu naïve, un peu con, un peu givrée. Et totalement amoureuse, accro, émerveillée par sa présence.

Je ne l'admire pas, mais sa présence seule suffit parfois à me remonter le moral. Tout comme son départ me plonge dans des abysses de déprime.

Je voudrais tant qu'il comprenne...

Mais je pense qu'il a compris, c'est bien ça le problème. Il fait semblant de ne pas savoir. Et ça fait encore plus mal...