Le jour de l'Amour éternel, blabla machin, tout ce qu'on veut
C'est tellement horrible et dégueulasse comme fête
Jvoudrais hurler, crier, et lui casser la gueule pour ne pas comprendre que j'ai besoin de lui
Et pas seulement pour une putain de date mais pour tous les jours
Et parce que je sais qu'il va aller chasser de la poufiasse célibataire déprimée à mort comme moi
Sauf que le pire étant que je ne suis pas célibataire. Pas vraiment ou peut-être que si en fait et c'est peut-être ça le pire
Et ça me fait mal encore plus que les autres fois, les innombrables autres fois, toutes ces soirées où il refusait d'être près de moi pour être près d'une autre, une fille dont il ne connait pas le nom et qu'il ne reverra jamais juste pour se prouver qu'il ne m'aime pas et qu'il n'a pas besoin de m'être fidèle parce qu'il pense être un gros connard et qu'ainsi il s'en persuade totalement "ça c'est fait, qu'est-ce que je peux faire d'autre pour ajouter à ma connaritude?"
Mais je sais que ce n'est pas lui, ça ne l'a jamais été, ça ne le sera jamais, il a beau essayer, je n'y crois pas
Et c'est là que je sais que du coup, c'est moi la conasse qui autorise ça, qui le laisse me détruire à petit feu, jour après jour, pour qu'il se persuade d'être un playboy, un mec que toutes les filles désirent.
Mais aucune fille ne veut d'un mec pareil. Personne ne serait prêt à vivre ça, tous les jours, deux années durant, se poser des questions, souffrir, accepter, oublier. Pardonner jamais.
Personne sauf moi.
Je suis folle
Je suis masochiste
Je suis amoureuse
Et c'est moche d'être amoureux dans des conditions pareilles.
C'est moche d'être amoureux, peu importent les conditions
Je voudrais ne plus accepter ça, dire non, me libérer.
Mais je ne peux pas, ne veux pas, oublie, n'y pense même pas
Je l'aime trop
Et je ne m'aime pas assez pour dire stop à ce mal être, à cette destruction programmée, ce chaos sentimental.

Je devrais lui dire, lui en parler mais à quoi bon? Je savais dans quel chemin tortueux (dans quel esprit torturé) je mettais les pieds.
Il ne s'est jamais caché de ça
Je cours, je me cache

Je mens toujours

Je bois, je fume, je veux mourir, mais non je veux d'abord te faire souffrir.

Venant de lui, c'est presque une déclaration
Deux ans, c'est une déclaration
Tout ce qu'il me montre lui compte pour mes putains de preuves qui jamais n'arrivent.

Ce soir j'attends Madeleine, Madeleine qui ne viendra pas

Je l'attends, je l'attends, je l'attends...

Et je ne vis pas, je me mets en standby, je végète, j'oublie d'être moi-même et quand Madeleine arrive, je revis, peu de temps
Parfois juste le temps qu'il m'accorde chez moi (toujours, chez lui jamais) parfois ça dure un peu plus, selon ce qu'il m'a dit, ce qu'il a fait, ce qu'il oublie
J'aimerais oublier, m'oublier, l'oublier pour de bon, l'effacer
Mais je ne peux pas, j'ai une bonne mémoire, trop fidèle tout comme moi

Le compte à rebours a commencé mais je ne connais pas le décompte exact. Je sais juste qu'il y a un moment ou un autre ou je vais

disjoncter